Paris modère l’exposition des Parisiens aux ondes

Les smartphones et leurs applications doublent le trafic annuel sur les réseaux mobiles. Aujourd’hui, le déploiement des réseaux 4G est un projet d’aménagement majeur. Afin de prévenir les risques, la Ville de Paris cherche à limiter l’exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile à un niveau aussi bas que possible tout en maintenant la couverture et la qualité de service à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments.

En 2012, la Ville de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile ont adopté la 3e Charte parisienne de téléphonie mobile.

 

Elle définit notamment des valeurs limites d’exposition aux ondes en milieu de vie fermé. À ce jour, elle reste la plus contraignante de France avec ses niveaux maximum d’exposition à 5V/m pour la 2G-3G et 7V/m pour la 2G‑3G‑4G, très en deçà des valeurs limites d’exposition nationales (entre 40 et 61V/m selon les fréquences).

 

Depuis 2013, 2 257 dossiers ont été déposés pour des nouveaux sites ou des modifications portées par les opérateurs. Sur la période triennale 2013‑2015, 1 895 mesures ont été réalisées dont 995 dans les établissements particuliers de la Ville (crèches, halte garderies, écoles maternelles et primaires). La carte des résultats est disponible sur Paris.fr.

 

Le niveau moyen de champ mesuré pour les fréquences de la téléphonie mobile est de 0,365V/m avec 92% des niveaux mesurés inférieurs à 1V/m. Aucune mesure n’a dépassé le 6 V/m. La contribution des fréquences 800 et 2600 MHz, support de la 4G est restée stable en 2015 par rapport à 2014, passant de 14,1% à 12,8%.
Les particuliers peuvent demander des mesures chez eux par l’intermédiaire de leurs mairies d’arrondissement.

 

Enjeux du renouvellement

 

La Charte arrivera à échéance le 13 décembre 2016. Les enjeux de son renouvellement reposent sur :

 

  • un accord avec les 4 opérateurs,
  • la création et la négociation d’un seuil unique, pour favoriser sa compréhension et son acceptabilité par tous,
  • le maintien d’une bonne qualité de service et de couverture,
  • une meilleure fluidité de traitement des dossiers,
  • une conformité avec la loi Abeille du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques.

 

La création d’un Observatoire indépendant des ondes électromagnétiques, OndesParis est à l’étude afin de compléter le dispositif parisien actuel.