Les équipements publics mis en conformité

Le Plan climat énergie de Paris vise la réduction de 30 % des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments publics à l’échéance 2020 par rapport à 2004. Zoom sur la stratégie élaborée pour atteindre cet objectif ambitieux.

La réhabilitation thermique des 600 écoles parisiennes fait partie du plan d’action volontariste adopté par la Ville.

 

En 2015, les 100 premières écoles ayant fait l’objet de travaux d’efficacité énergétique ont réduit leur consommation d’énergie de 36,4 % et leurs émissions de gaz à effet de serre de 39,2 % par rapport à 2012‑2013. Une évolution très satisfaisante qui dépasse les objectifs fixés.

 

À partir de 2016, la Ville a souhaité mettre en place un 2e contrat de performance énergétique (CPE) pour 140 écoles. 31 écoles ont été traitées durant l’été et les travaux vont se poursuivre jusqu’en 2018. Des technologies innovantes ont été installées, comme des robinets thermostatiques nouvelle génération.

 

Au total, plus de 1 600 actions seront menées pour un investissement initial de 25 M€ : menuiseries révisées, isolations de combles, de façades intérieures ou extérieures, 53 centres thermiques modernisés, luminaires LED installés, vannes thermostatiques pilotables à distance… Au total, l’économie d’énergie est évaluée à 14 M€.

 

Des actions de sensibilisation sont également prévues. Comme pour le premier CPE, un bilan sera réalisé chaque année.

 

Un CPE pour les piscines

 

Les piscines sont l’un des équipements publics parisiens les plus fréquentés : en 13 ans, les entrées « grand public » ont augmenté de 46 %.

 

Le Plan « Nager à Paris » adopté en 2015 propose un doublement des moyens d’ici 2020 : 150,5 M€ (moyenne annuelle de 25 M€) dont 56,66 M€ au titre de la réalisation de nouvelles piscines et bassins urbains.
De par leurs usages et leur ancienneté, les piscines sont les équipements les plus énergivores du parc municipal. Leur ratio de consommation par m² atteint 1 300 kWh par an en énergie primaire, contre 276 kWh par an en moyenne pour les bâtiments municipaux.
L’objectif est de réduire de 20 % les consommations d’énergie et de 10 % celles d’eau pour l’ensemble du parc.

 

Tous les projets de piscines neuves et centres aquatiques bénéficieront du référentiel national HQE® (Haute qualité environnementale). Les piscines de la rue Serpollet (20e) et du centre sportif Elisabeth (14e) l’ont déjà reçu pour la phase de programmation.

 

Autres exemples : au lac Daumesnil (12e) et au bassin de la Villette (19e), des projets de baignades extérieures écologiques sont étudiés. Ils utiliseront des ressources en eau non potable, sans traitement au chlore et sans chauffage.

 

Enfin, les installations de génie climatique seront supervisées pour mieux gérer les équipements dès l’automne 2016. Les consignes de température de l’eau ont été homogénéisées à l’été 2016 avec une baisse moyenne de 1°C.
D’autres innovations sont expérimentées :
• les bassins et les douches de la piscine Aspirant‑Dunand (14e) sont chauffées grâce à la récupération de la chaleur provenant des eaux usées,
• le bassin en plein air de la piscine de la Butte‑aux‑Cailles (13e) est chauffé grâce à la récupération de la chaleur des serveurs de la start‑up Stimergy installée dans les sous‑sols du bâtiment.