L’agriculture urbaine se déploie dans la capitale

En 2014, la Ville s’est engagée à installer 33 ha d’agriculture urbaine d’ici 2020. Où en est-elle aujourd’hui ? Tour d’horizon.

Pour répondre à cet objectif ambitieux et mettre en relation les propriétaires et porteurs de projets, la Ville de Paris a organisé un cycle de conférences sur l’agriculture urbaine, « Cultivons la ville ». Cet événement a été l’occasion de présenter les enjeux du développement des agricultures urbaine et périurbaine à Paris, les différents modes de production possibles et de faire connaître ces agriculteurs d’un nouveau type à une grande variété d’acteurs : architectes, urbanistes, paysagistes, promoteurs, gestionnaires de patrimoine immobilier, bailleurs, acteurs de l’économie circulaire.
Ces conférences ont fait salle comble avec parfois plus de 700 participants. Le nouveau cycle de conférences portant sur la permaculture attire toujours un public aussi important.

 

En août 2016, 1,8 ha d’agriculture urbaine a été installé à Paris, sur une surface moyenne de projets de 450 m².
Un projet d’installation d’envergure sera implanté sur le toit de la future halle de fret de Chapelle International (18e). La surface proposée devrait permettre de développer différentes techniques de production sur toit (serre, pleine terre et bacs).

 

Ces projets s’inscrivent dans le développement durable par :

 

  • l’utilisation de déchets urbains pour faire du compost,
  • la production de fruits et légumes locaux,
  • l’utilisation d’eau de pluie ou d’eau en circuit fermé,
  • l’inscription dans des circuits courts et dans l’économie locale,
  • l’emploi de personnes en insertion,
  • l’incitation à la participation ou aux financements participatifs.

 

LANCEMENT DE L’APPEL À PROJETS PARISCULTEURS

 

En 2016, la Ville de Paris a lancé l’appel à projets « les Parisculteurs ». Destiné aux paysagistes, agriculteurs, entrepreneurs…, il vise à développer de nouveaux modes d’accès à la nature en investissant l’espace public au cœur de quartiers parfois fortement minéralisés. La liste et les caractéristiques des 47 sites concernés sont présentées sur un site dédié.

 

Au total, 140 dossiers de candidature ont été reçus. Les participants ont su proposer des technologies innovantes : aéroponie, aquaponie, hydroponie, permaculture, verger, champignonnière, culture en bac ou en pleine terre, murs comestibles, toits végétaux, plantes grimpantes ou descendantes…
Les lauréats sont désignés en novembre 2016, et les premiers projets pourraient voir le jour dès 2017.

 

DES PROJETS DE JARDINAGE HORS SOL DANS LES ÉCOLES

 

Dans le cadre du budget participatif, les Parisiens ont voté pour l’opération « Cultiver dans les écoles », qui représente un investissement de 1 M€. L’objectif est que les enfants prennent part à la transformation de leur environnement et le respectent davantage.
C’est l’occasion d’aborder des thèmes comme le climat, la biodiversité en ville, l’alimentation et la consommation durable, la gestion raisonnée de l’eau.

 

En 2014, 350 jardins pédagogiques étaient déjà en place. Le projet consiste à équiper en hors sol les écoles n’ayant pas de surface pleine terre (« bacsacs » pour les écoles maternelles, carrés potagers pour les écoles élémentaires).

 

INSTALLATION DES MINI‑FERMES PÉDAGOGIQUES

 

À travers le dispositif des mini‑fermes pédagogiques, la municipalité tient à sensibiliser le public sur les possibilités de développer de petits élevages en ville. Ils permettent de développer l’éco-pâturage, de recycler les déchets organiques ou de fertiliser les cultures.

 

La ferme mobile s’invite chaque mois dans un arrondissement différent. Le samedi, le grand public peut s’initier à l’agriculture urbaine auprès des agents de la ferme de Paris. Le mercredi, une découverte des animaux de la ferme est proposée aux enfants des centres de loisirs.