Diminuer les impacts de l’environnement sur la santé

Paris a récemment élaboré son 1er Plan parisien de santé environnementale (PPSE). Il permet à la Ville de se doter d’un programme tenant compte de l’exposition des Parisiens à des contaminants préjudiciables à leur santé et réduisant les inégalités de santé environnementale. Explications.

Le Plan parisien de santé environnementale est issu d’une démarche participative engagée depuis mars 2015, qui associe des élus, des scientifiques, des agents des directions de la Ville, des professionnels de santé et des associations.

 

7 grands facteurs d’exposition ont été identifiés comme étant responsables de pathologies majeures en santé environnementale : l’air extérieur, l’environnement intérieur, le bruit, le climat, l’amiante, les sols pollués, le plomb.

 

Les objectifs poursuivis sont les suivants :

 

  • mettre en œuvre un urbanisme favorable à la santé et réaliser des évaluations d’impacts santé sur les projets urbains structurants,
  • mieux comprendre les enjeux de santé environnementale à Paris en renforçant les collaborations entre chercheurs et collectivité, et disposer de données opérationnelles intégrant le vécu des habitants par des diagnostics partagés locaux,
  • prévenir et suivre les affections respiratoires chez l’enfant, particulièrement touché par les questions de qualité de l’air,
  • développer une culture de la santé environnementale dès l’enfance en mobilisant le périscolaire,
  • créer un Pôle de santé environnementale pour soutenir les initiatives citoyennes, associatives et économiques, faire le lien avec l’expertise des services parisiens et les chercheurs,
  • développer le service aux Parisiens en matière de diagnostics d’environnement intérieur,
  • être une ville encore plus exemplaire dans la gestion des établissements recevant du public, de la commande publique et de la restauration collective pour éliminer de l’environnement des Parisien-ne-s les produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et les perturbateurs endocriniens, tout en progressant encore dans la protection de la santé des personnels de la Ville.

 

LANCEMENT DES ASSISES PARISIENNES DE LA SANTÉ

 

Entre avril 2016 et février 2017, la sous-direction de la Santé de la direction des Affaires sociales (DASES) anime un large processus participatif pour permettre aux Parisiens, aux partenaires et aux professionnels de s’exprimer sur les questions de santé.

 

5 grands débats thématiques sont organisés dans les mairies d’arrondissement sur la santé des enfants, la santé des jeunes, santé et précarité, santé et territoires et santé des personnes en perte d’autonomie.
2 débats thématiques supplémentaires vont également être organisés sur la question des violences faites aux femmes et de la santé au travail.
De nombreuses initiatives de terrain seront relayées sur les supports d’information et de communication de la Ville. Les propositions des Parisiens seront notamment recueillies sur la plateforme « Madame la Maire j’ai une idée ».

 

CRÉATION D’UN NOUVEAU SERVICE PARISIEN DE SANTÉ ENVIRONNEMENTALE

 

Depuis le 1er septembre 2016, le bureau de la Santé environnementale et de l’hygiène, ainsi que l’ensemble des structures qui lui étaient jusqu’alors rattachées (laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, laboratoire d’étude des particules inhalées, service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène, cohorte PARIS), ont été fusionnés pour constituer le Service parisien de santé environnementale (SPSE).

 

Cette évolution permet de renforcer l’expertise nécessaire à la mise en œuvre du Plan parisien de santé environnementale. De nouvelles méthodes et de nouveaux programmes d’analyse des polluants seront développés, ainsi que de nouvelles fonctions qui vont au-delà des activités de laboratoire (évaluation d’impact sur la santé, observation de la santé, actions de sensibilisation à la santé et l’environnement…).

 

Le nouveau Service parisien de santé environnementale (SPSE) comportera 3 laboratoires (consacrés aux polluants chimiques, aux microorganismes, aux allergènes, à l’amiante, aux fibres et particules) et 3 départements :
• un département support,
• un département faune et actions de salubrité, en charge de la lutte contre les rongeurs et insectes vecteurs de maladies transmissibles,
• un département des activités scientifiques transversales auquel seront rattachées les activités d’observation, d’évaluation, d’éducation et de sensibilisation ainsi que le suivi de la cohorte PARIS.